emmerichdvd.jpg






























Tiens vu que Nivrae a fait son top10 de films qu'elle pouvait regarder sans se lasser et dans lequel on trouve quelques pépites de films "honteux" je me suis demandé si j'avais de quoi dans ma dvdthèque de faire un top similaire. Et il y a de quoi.

elle_est_trop_bien.jpg Number ouane. Un de mes préférés, si ce n'est mon chouchou. « Elle est trop bien » ("She's All That"). Film cliché par excellence, teenmovie sans vraiment en être un. D'ailleurs je suis à chaque fois surpris de voir à quel point le film n'hésite pas à se moquer de lui même, à jouer des codes, à la limite de la parodie. Il se moque de son univers fermé (le lycée) et de ses personnages stéréotypes (le beau gosse, la reine de promo, les lycéennes greluches). Et par moment il se permet des digressions très premier degrès, lorsque Zack se met à se poser des questions existentielles sur le fait de suivre oui ou non une voie toute tracée ou de faire sa propre vie (et grand moment lorsqu'il se retrouve à devoir faire un sketch sur scène poussé par Laney, on découvre alors une autre facette du personnage). L'autre point fort du film c'est Matthew Lillard (à l'époque on pouvait espérer de lui une carrière intéressante autre que la série des Scoo-Bidoo) avec un personnage haut en couleur: son numéro de danse reste un grand moment de total n'importe quoi assumé. On s'amuse à apercevoir Cléa Duvall qui moins d'un an après « the faculty » vient jouer quasiment un rôle similaire à la coupe de cheveux près. Kevin Pollack fait une apparition en père paumé et émouvant, Anna Paquin interprète la petite soeur idéale. Et puis il y a la belle, l'unique, la seule, Rachel Leigh Cook, et ses grandes lunettes.

"Quand Ramsès dévastait la Syrie, ÇA c'était un accident!"

la.momie.jpg Aaah number Two. Mon précieux. « La Momie », le seul, le vrai. Une époque où le mot blockbuster estival avait encore un sens et où Stephen Sommers savait encore tenir sa caméra. Le film, remake du classique des années 30, réactualise le mythe puissance 10. Indiana Jones- like sans être indiana Jones, il en reprend les codes du sérial, de l'action, de l'exotisme, sans le plagier mais en proposant une alternative. Il y a une fraicheur, une vitalité que les deux suites ruineront avec un savoir faire sans pareil, se vautrant dans une banale succession de scènes d'actions jusqu'à outrance, le spectateur étant gavé d'action au tiers du film. Le duo Brendan Fraser/Rachel Weisz fonctionne à merveille, la musique de Jerry Goldsmith à plein tube (une de ses meilleures compo), la mise en scène, les effets spéciaux (bel hommage à Jason et les Argonautes dans une scène), toutes ces choses concourent à faire du film une réussite. Sommers ne réussira jamais plus à parvenir à une telle perfection.

"Bah je croyais que c'était pour les skates..."

taxi1.jpg Number trois. Aaaah "Taxi", le premier opus bien sûr. Un temps où Luc Besson savait encore écrire ses scénarios sans se vautrer dans le populiste (et non populaire) bas de plafond. « Taxi » quand il sort à l'époque est une des rares tentatives, voir la seule je crois, qui tente de créer un « buddy movie » à la Française, en important dans l'hexagone des codes de cinémas sur lequel le ciné US nous a donné ses plus beaux enfants, « Bad Boys » ou « 48h ». Si le scénario est basique et cliché, l'ensemble fonctionne relativement bien, le rythme est bien mené. Les 3 autres suites saliront ce premier opus et détruiront du même coup un genre qui aurait pu être prometteur pour le cinéma Français.

"Un monde sans corde est le Chaos"

mousehunt.jpg Number four. Voilà un film étrange et attachant. « La souris » ("Mouse Hunt") c'est une des premières productions du studio « Dreamworks », à l'époque balbutiant. Un film bancal, qui tente de marier film pour enfants avec une gentille souris et une esthétique très sombre dans le design des décors. Tout le film repose sur les performances quasi cartoonesques de Nathan Lane et Lee Evans et la musique d'Alan Silvestri. Il y a la mise en scène très très inventive de Gore Verbinski (« Pirates des Caraïbes »). Le tout est un film jubilatoire, avec des références classes (« Catzilla ») et Christopher Walken vient démontrer qu'il sait AUSSI jouer la comédie avec son rôle de chasseur de souris.

"Ça sent le taureau ici!"

pamelarose.jpg Here's come the number five. Alors celui-ci je l'aime d'amour. « Mais qui a tué Pamela Rose » de Kad et O', basé sur leur émission éponyme, c'est l'archétype de la comédie loufedingue qui assume totalement sa dinguerie, et ceux qui ne seront pas réceptif à cette dinguerie n'arriveront pas entrer dans le film. Le duo Kad/Olivier n'a jamais été aussi bon, et ça reste leur seul film. J'aime la mise en scène du tout, ce Scope, la musique, les décors qui reconstituent parfaitement une petite ville américaine dans tous ses clichés (alors que tourné en région parisienne), les gags tous plus cons les uns que les autres, les dialogues. Il y a ensuite des passages surréalistes (la poursuite finale filmée depuis le point de vue d'un coffre arrière de voiture). On peut regretter un scénario qui se rend compte un peu tard qu'il a une histoire à raconter et qui du coup accouche dans la douleur.

"Bienvenue sur Terre!"

independence_day.jpg Six... Ah « Independence Day »... Roland Emmerich... Un nom qui fait frémir plus d'un cinéphile. On a tous en tête le tragique « 2012 » ou l'ennuyeux « 10 000 ». Mais il faut rendre à César ce qui est à César et avouer qu'Independence Day, si on enlève le plagiat de « V » et les emprunts aux films de Spielberg, reste un film assez agréable si on le prend pour ce qu'il est: un honnête divertissement. Emmerich sait être efficace dans sa mise en scène, le tout porté par Jeff Goldblum et son charisme, et par Will Smith qui à l'époque était loin d'être pris au sérieux. Il sait distiller la tension jusqu'à la pasteurisation massive de la planête. Passé cela, le film manque de rythme mais garde quelques bons passages « badass ». Là aussi il faudra fermer les yeux sur l'incohérence de certaines (sauver le chien - un classique du film catastrophe, pirater un système informatique Alien, le sacrifice du pilote, 2 à 3 milliards de morts ET PAS UN CADAVRE DANS LES RUES). Le film prend alors une allure grandiloquente, quasi ridicule, où la frontière entre le navet et le nanar devient très tenue...

"T'es mignon mais t'es un tout p'tit Breton"

la_tour_montparnasse_infernale.jpg Seven... « La tour Montparnasse Infernale »... On peut rapprocher le film de « Qui a tué Paméla Rose » pour son côté résolument stupide et assumé de bout en bout. Si on prend le film au premier degrés, on sera forcément décontenancé. Il faut le prendre pour un « Marx brothers », pour un cartoon, mais ne pas chercher un quelconque réalisme. Les dialogues d'Eric et Ramzy sont des pépites de surréalisme, de non-sens. Ils ne retrouveront jamais cet équilibre dans leurs autres films, qui a trop vouloir voir trop gros ne fonctionneront pas. Avec « la tour montparnasse... » Eric et Ramzy réalisent leur « cité de la peur », un objet étrange qui s'il avait été joué par d'autres aurait été un nanar cosmique et qui ne fonctionne que dans leur univers.

"C'est comme ça que nous régler problèmes dans station spatiale russe!"

armageddon.jpg Numero 8... en 1998 sortent simultanément deux films catastrophes sur le même thème, « Deep Impact » de Dreamworks et « Armageddon » produit par le fameux Jerry Bruckheimer. Le gagnant sera « Armageddon », mené par un Michael Bay en grande forme, le tout servi par un cast haut en couleurs. Le film devient le mètre étalon de la cinématographie telle qu'elle doit être selon Michael Bay. Il use et abuse des ralentis, flirte avec le ridicule dans certaines scènes mais assure le spectacle de bout en bout, là où « Deep Impact », tout sincère qu'il est, devenait profondement ennuyeux. « Armageddon » c'est le cinéma boeuf (et non beauf). C'est charal. Bay sait exactement ce qu'attend le spectateur. Il impose Bruce Willis en sauveur du monde (étiquette qu'il conserve encore toujours). Michael Bay c'est le cinéaste de la démesure. Tout est gigantesque, tout est grand. La moindre porte que franchiront les astronautes fait minimum 15 mètres de haut, le tout filmé au ralenti.

"Des gens sont morts, ici."

pactedesloups.jpg Numéro 9... LA grosse machine du début d'année 2001... « le pacte des loups ». Si à l'époque le film laissait croire que les français pouvaient faire presque aussi bien que les grosses machines, il faut reconnaître que le film à mal vieilli. Mais je continue d'aimer ces combats filmés au ralenti, cette Bête malfaisante qui lorsqu'elle marche fait tout autant de bruit que l'ED 209 de « Robocop ». La scène de l'attaque de la bergère dans le trou d'eau reste néanmoins une séquence très forte. Hélas, le jeu trop moderne de Samuel le Bihan (si on peut appeler ça « jouer ») et celui trop outrancier de Vincent Cassel casse la belle harmonie du film. Reste la beauté fragile d'Emilie Dequenne (ah Émilie, je vous aime), la réalisation ultra moderne de Christophe Gans qui donne une vraie puissance à certaines séquences.

"Ta voiture est dans un arbre, au coin de la rue."

twister.jpg Et de 10... Ah « Twister » et ses tornades en images de synthèse, ses vaches volantes. Quand on regarde le film, on a qu'un seul regret, que Jan de Bont soit dans le coma depuis. Celui qui était le meilleur chef op de sa génération, qui réalisa un des meilleurs films d'actions de tous les temps avec « Speed », réalise avec « Twister » un film-catastrophe ultra efficace, à la réalisation nerveuse (ah ses plans en hélicos). Et ce sera tout. Il n'a plus jamais retrouvé son « mojo ». Chaque tornade est filmée comme une apparition divine (très bonne musique de Mark Mancina), voir même comme un être vivant. Le duo Helen Hunt/Bill Paxton est basique mais efficace. On remarque en personnage secondaire un certain... Philip Seymour Offman. Seul bémol: l'ajout de méchants météorologues alors que le public n'a d'yeux que pour les tornades, les vraies stars du film.