La trivialité est de mise et la simplicité absurde de la forme l'emporte comme une constante dans l'univers mathématiquement inexact de l'animé nippon. Ravi, pourrions nous l'être de quelques images affables virulentes et indigestes comme une capote usagée coincée à travers le nez. Nous autres, "jeunes consommateurs" sommes comme tel mais quand réagirons nous contre ce que l'objectivité et la raison nous forcent à appeler ces choses mouvantes à ce qu'elles sont, c'est à dire de la merde.

Derrière ces paroles haineuses, je suis l'un des ces jeunes consommateurs gavés de nipponneries à la sauce Dorothée du mercredi après midi qui a redécouvert au tard les animés devenus fous et accros à nombres de produits céréales, je suis sorti d'une période de sevrage dans une maison de désintoxication pour otaku rédemptés.

déguisement


Je hais les kawai,
Je méprise les hentais,
J'abbhore les shochen,
Je vomis les sentai,
Je me moque du cosplay
J'exècre tout ce qui touche ou peut toucher de près ou de loin à la japonimation.


Mais pourquoi autant de fermeture d'esprit mon gillou
Fais pas l'con, reviens parmi nous!!!!!


PARCE QUE JE SUIS DECU! Je suis décu parce que je suis trahison!!!




La vérité est que je ne trouve plus rien d'interessant à ce sujet, ce qui est très curieux dans ce sens ou l'on ne put que constater la diversité incroyable des sujets abordés par ce médium.
Les japonais peuvent faire des animés des mangas sur tout, un type qui se gratte un molet, on fait un manga, une bataille entre deux familles dans le bordelais sur fond de oenologie, ils le font. Des lycéens, ils en font pleins!!! c'est la pagaille même. On peut même voir les aventures trépidantes d'un concierge contre une fourmillière ou même trembler aux aventures d'un désoeuvré faisant rire un anti-septique, ils le feraient.

Pourtant, je m'en suis tapé des "animés", je les ai même vénérés. Des Chevaliers du Zodiaque à Neon Genesis Evangelion , je les ai bouffé. Death note et Hellsing, j'en reprendrai au petit déjeuner et je vénère ghost in the shell. Je suis admiratif des dessins, des couleurs, de la pertinence de la musique, de leur richesses visuels et pourtant je continue à n'y voir qu'une abomination contre le bon sens et pourquoi? Parce que c'est toujours et, à l'exception notable des suscités, toujours le même héros.

Il existe une multitude de type de manga et en fonction d'animé. Généralement, le héros répond à des critères précis voir caricaturaux de la narration nippone. Le héros va s'exprimer selon des situations que j'ai volontairement simplifié mais que l'on retrouve dans tous les types de manga;

La baston général ou le CONAN poète;

type d'animé "Chevalier du zodiaque", "Dragon Ball" et dernièrement "naruto";
Tous ces animés sont atteint du syndrome commun, nommé le Syndrome DBZ (Dragon Ball Z).
En quoi consiste le syndrome DBZ c'est la loi du surenchérissement. Une que le héros a vaincu avec abnégation le méchant, il en trouve un encore plus puissant et là aucune de limite. Un méchant l'attaque à coup de poing, il lui répond à coup de boule d'énergie, si celui-ci lui répond par une boule de feu, il explose un planète, s'il survit à l'explosion, l'autre fait péter le système solaire. Il en trouve un autre, ils blastent l'univers entier. Dieu se réveille et montre sa colère, il lui fout une claque le renvoie à son panier et juste après il tombe sur un vrai méchant.
Entre temps rien ne l'empèche de monter des escaliers et rarement de les descendre.

La social domination;

.type d'animé "Death Note".
A peu de chose près on le retrouve dans un contexte social contemporain. Pour autant, on peut le retrouver dans une autre temporalité avec un réel plaisir. S'il est le personnage le plus complexe, il en reste pas moins distant et froid. Calculateur la plupart du temps, il intrigue se mouvoie et trahie aussi facilement qu'il est possible de commander un burger à mac do. Assez indigeste à la longue, ce type de héros d'une intelligence surhumaine n'a que faire de la morale, ce qui compte c'est son intérêt ou celle de sa famille.

Le loup solitaire;

type "Kenshin".
Rare héros à faire preuve d'un total individualisme, ce genre de personnage ne vit que pour lui-même. Il a le respect de la hiérarchie mais s'en exclut volontairement. On le classe sous un nom spécifique le "RONIN". Pour assumer à longue échéance ce statut social, le héros a développé des aptitudes remarquables, faculté à l'escrime, capacité en informatique etc... En quête de vérité ou de réhabilitation, les motivations varient mais une chose les relient entre eux; leurs distances inaccessibles, à la frontière de toute humanité.

Le Survivor ;

type "Gunn". Le plus souvent ce genre de héros est à la quête d'une identité perdue ou spoliée. ils ont souvent un profil associé au "CONAN"

A savoir, je n'ai listé qu'un échantillon de manga, il existe d'autres exprimant d'autres univers d'autres contexte, je ne parle pas de sailor moon ou autres mais en qu'il advienne même on retrouve ce même type de contexte ce même type de héros;En premier lieu;


La caricature de la noblesse

sky crawlers- LE type de héros concerné, le LANCELOT DU LAC. Ce type de héros est l'achétpe de la virilité japonaise ce qui ressemble à un oxymore ou de la noblesse nippone. Le héros est grand bien rasé élégant avare de parole assez autoritaire et souvent solitaire. Pourquoi parce que c'est le meilleur qui le sait et que tout le monde le sait c'est presque écrit sur son front. Il refuse de se battre dans un premier temps, on peut dire il fait monter les enchères et souvent se bat pour sa guenièvre une espèce d'avatar de l'Athéna qui incarne les idéaux que l'on veut la justice et tout ca. Pour autant ce type de héros à un furieux paradoxe, il se bat pour l'humanité mais n'a rien à voir avec elle. Il n'aime ni manger ni boire, il n'aime pas se mélanger à la populace et pour tout dire, il n'a rien d'humain. Il est parfait et sa perfection l'oblige à se prouver. C'est en fait un problème d'égo qui l'anime. Donc en somme pourquoi est-ce qu'un être qui n'a rien à prouver s'abaisserait t'il à risquer sa vie pour des êtres inférieurs à lui. Je pense essentiellement au l'archétype X de clamp le Kamui sauveur de tous qui représente jusqu'à la caricature ce type de héros avec en seconde position le héros d'angel sanctuary ou encore dernièrement Sky Crawlers de mon vénéré Mamoru Oshii auteur de l'immense "Ghost in the Shell" qui pourtant est peut-être le chantre de la règle du héros froid et déshumanisé.

En deuxième

le frondeur en contre exemple

naruto- Pour répondre à ce paradoxe, On voit apparaitre le deuxième type de héros qui est le GOSSE, d'une certaine manière on l'appelera le PERCEVAL. Le Perceval est un bon vivant et est la presque anti-thèse du Lancelot. Presque antithèse parce que dans la forme. Dans la forme, s'il casse le bras d'un gars c'est en tout innocence. Il aime manger et le plus souvent le fait comme un porc, il a d'ailleurs toujours faim. Il aime la vie il chante la vie, il dit merci à la vie. Pour contrebalancer cette boulimie (il se dépense ce garcon). Il est épaulé d'une Athéna qui le guide et lui dit quoi faire. Bien entendu, il a le sens du devoir et sait ce qu'il doit faire et le fait sans broncher. Dans la pluplart des cas ce type de héros mute pour devenir un Lancelot, et se bat encore et encore En oubliant ce qui fait sa caricature d'humanité. Le meilleur exemple est guko de DB et DBZ et encore naruto ou One piece.

le gamin paumé.

La caricature de l'OTAKU, perdu entre le Perceval ou le Lancelot. Le gamin se voit charger d'une mission dont il n'est en aucun cas qualifier. Perdu, il cherche des solutions dans la fuite interprétée à tort comme lâcheté mais en fait est une affirmation de soi. Il peut être un vrai con à l'intellectuel limité mais joyeux comme un hibou en pleine nuit ou tout l'inverse. Le gamin va sur la fin se jeter à corps perdu dans la cause imposée devenue sienne.

Dans tous les cas de figures il n'existe pas de juste milieu dans la création des personnages. Non nécessairement entiers mais en tout point stéréotypés. Les contextes et l'images l'emportent toujours sur la psychologies des personnages. C'est bien cela que je déplore.

La cause;

Le héros se bat pour une cause, il se bat pour l'humanité. C'est un être bon fier et brave, il se sacrifie pour des gens qui ne lui ont rien demandé. En tout cas moi, je ne lui ai rien demandé. L'archétype du héros a toute les capacités pour sauver l'humanité, fait l'unanimité à ce sujet, il est craint de tous, respecté par les anciens, rend folles d'amour les midinettes et de comme par hasard, il ne veut pas se battre pour eux pour nous... dans un premier temps, faut pas charier ca serait trop facile sinon. C'est là qu'intervient "L'ATHENA", c'est la déesse vierge guerrière qui aime le héros mais je dis pas et le convainct de se battre pour elle pour nous pour eux dnas la joie et la gaieté la fleur au fusil, il s'en va la fleur au fusil avec un sourire discret en coin de bouche avec les pétales de rose qui pleuvent dans la gare. Attention quoi qu'il fasse même s'il sauve l'humanité, il ne baise pas ATHENA, ils voudraient mais ne peuvent pas, ils sont au dessus de ca voyons.

Là c'est le mystère total. On ne sait pas pourquoi il se bat, le plus souvent on sait comment mais le pourquoi semble anecdotique.
Dans un cas général, il se bat par amour envers l'ATHENA bien sur mais aussi l'amour de la justice ce en quoi nous sommes nous autres forcément les garants, que l'autre en face que c'est un gros méchant qui vient détruire a terre préavis ou non ca change rien, ou qu'il a quelque chose à prouver.
D'un point de vue général, dans un cas de scénario apocalyptique, on peut toujours critiquer les raisons qui animent un sauveur d'accomplir son destin décidé par le(s) scénariste(s) mais c'est surtout les raisons qui animent les deux types de héros concernés qui font l'inintérêt de l'action.
Je l'appelle l'ATHENA parce qu'elle a hérité de cette déesse ce trait de caractère vierge guerrière. Ceci dit quand elle perd le coté vierge on peut la classer dans une sous catégorie ; la GUENIEVRE.

L'une des force par contre de la japonimation sur ce point est surement du à la profusion des titres, on peut constater que la forme du héros à défaut de son fond varie inlassablement ainsi, le "héros" peut être femme, noir, blond, etc. Il existe une grande ouverture de forme.
Pour ainsi dire le Héros est une héraclès en version nippone qui peut braver l'enfer en revenir vainqueur. Il est décidé fonceur ne connait pas la peur mais ne s'aventure pas dans les méandres de son esprit. Ce qui est un mal pour un bien puisse que dans les faits , il n'en a pas.
Je ne suis pas un partisan du tout psychologique mais l'image à elle seule ne suffit pas son contenue et sa grandeur tient à la profondeur de son histoire et des personnages qui la compose. Une film est une alchimie entre une histoire, leur héros et la narration. Négliger l'un des trois composants et le film s'effondre. Je plaide pour l'équilibre dans l'art cinématographique. Quand au reste...

Manemos