Dans ce billet, on va se focaliser sur deux films, "Xmen First Class" et "Rise of the Planet of the Apes" (qui aurait pu s'appeler "... and of the movie title too longs"). Dans l'un on a une sorte d'opération sauvetage de la dernière chance d'une franchise laissée pour morte par BRETT RATNER et un "Wolfverine" qui tient de la blague. Dans "la Planète des Singes" tout un chacun garde encore en mémoire l'épisode de Tim Burton dont certains encore aujourd'hui tentent vainement de comprendre la logique du scénario (j'ai même vu une vidéo proposant une théorie à base d'univers parallèlee et de voyage dans le temps, mon cerveau est entré en fusion à la 6eme minute).

Rise of the Xmen

X-men_le_commencement_affiche.jpgQuand la Fox annonce la mise en chantier de ce "Xmen", TOUT LE MONDE pousse un soupir d'exaspération. Parce que a) on se dit qu'après le 3eme volet, on ne comprend pas pourquoi la Fox s'obstine là dedans. b) on nage en pleine vague "Twilight" et teen movie et on commence à avoir des sueurs froides en imaginant le studio tentant de surfer sur cette vague putride. On va avoir droit à quoi? Une bande de gamins acnéiques allant de boums en surboums, se découvrant leur pouvoirs en même temps que leurs premiers poils pubiens? Avec une scène finale dans le bal du lycée avec affrontement entre gentils mutants et méchants mutants? Vision d'horreur s'il en est.

Alors des noms commencent à fuiter, des idées. D'abord le fait que l'histoire se déroule dans les années soixantes, en pleine Guerre Froide. Ensuite on apprend que Brian Singer, déjà à l'origine des deux premiers opus, sera rattaché sur le projet. Puis aussi un autre nom qui émerge plus tard, celui du réalisateur que tout le monde s'arrache alors, Matthew "Kick Ass" Vaughn.

Bon je suis pas là non plus pour me retaper une critique.

03C003C003998128-photo-x-men-le-commencement.jpgCe qui est intéressant c'est de voir comment le film se place à un carrefour. A la fois héritier de la BD et en même temps par rapport aux 3 autres films sortis. De la BD il garde les costumes d'époques, qui donnent dans le kitsch mais un kitsch bien senti (de la même manière dans "Captain America", les scénaristes trouvent une astuce pour justifier le premier costume ringard de Capitaine Amerique.). Certains ont hurlé du fait qu'il y avait beaucoup d'incohérences entre ce "First Class" et les autres opus. Et Singer de préciser que cet opus n'avait pas de rapport avec les 3 autres, rien que les personnages en fait. On repart sur de nouvelles bases, nouvelles équipes, ON REBOOT.

Et comme dit plus haut, la sauce prend merveilleusement bien, les scénaristes maîtrisant leur sujet et surtout un casting absolument bluffant. Le film repose surtout sur le duo Mc Avoy (mais oui le petit branlos de Wanted, insupportable et tête à claque) couplé au charisme et monolithe Michael Fassbender. Si la Fox garde la même équipe pour une nouvelle trilogie il n'y a aucune raison de s'inquiéter, tant que Singer reste au commande, gardant un oeil sur la sauce et que Brett Ratner est à l'isolement dans une cellule d'une île au coeur du Pacifique IL NE PEUT PLUS RIEN NOUS ARRIVER D'AFFREUX MAINTENANT.

Planet of the Apes: First Class

ape.jpgSouvenez vous il ya tout juste dix ans une catastrophe nous touchait et bouleversait tout sur son passage. Encore aujourd'hui les gens se souviennent EXACTEMENT où ils se trouvaient et ce qu'ils faisaient quand c'est arrivé....

"La Planète des Singes" version Tim Burton sortait au cinéma.

(Soupir d'accablement, main qui se porte sur le front, tête qui remue, poing qui se ferme et qui tape sur la table, murmure "Non ce n'est pas arrivé, non ce n'est pas arrivé")

Pour beaucoup, la seule raison de l'existence de ce film est que Tim Burton avait des monceaux de factures à payer. Même si cela reste un film de commande, il avait essayé de placer quelques touches personnelles, mais cela reste noyé dans un naufrage global d'où n'émergent en fait que la partition de Danny Elfman et Estella Warren en tenue légère - d'ailleurs on ne la plus jamais revue dans un blokcbuster, avec celui ci et "Driven" du père Stallone (sorti aussi en 2001 qui fut donc VRAIMENT UNE ANNEE DE MERDE).

Dix ans plus tard, la Fox remet donc le couvert. Il faut dire que dans les années soixante dix ce ne sont pas moins de cinq films (et on râle parce qu'on se tape sept "Saw" et cinq "Destination Finale"? Vous savez COMBIEN il y a de "Police Academy"???) qui ont été réalisés. Et le premier opus fait parti aujourd'hui de la culture populaire avec Charlton découvrant la statue de la Liberté...

RISE OF THE PLANET OF THE APESAutant dire que les auteurs s'exposaient à deux choses: faire pire que Burton (challenge relevé mais à Hollywood les records sont fait pour être battus), ruiner pour de bon la franchise et plus aucuneprequel/sequel avant plusieurs siècles et d'ici là les singes nous domineront POUR DE BON.

Entre temps WETA arrive dans le projet, avec Andy Serkis dans ses cartons (quand tu commandes des FX à WEta, Andy Serkis est livré en bundle, c'est comme ça, t'as pas le choix). On rajoute quelques noms à l'affiche (Franco, Pinto). Et on vous vend le film pour le blockbuster estival de l'année. Et là MEGASURPRISE. La sauce fonctionne. Tout fonctionne. On sent que tout le monde a tenté de donner le meilleur de lui même et de faire oublier la souillure Burtonnienne, redonnant un peu de lustre à une des franchises les plus renommées de l'histoire du cinéma (avec la série des "Emmanuelle").

Rise-of-the-Planet-of-the-Apes.jpgDurant les 2 heures, on va aligner les références et clins d'oeils à la série précédente mais on sent que c'est fait avec AMOUR et RESPECT. On peut même sans se mouiller dire que cet opus va lui aussi entrer dans la mémoire collective et prier pour que les opus à venir (et vu le succès critique et public, ils viendront) ne chient pas dans la semoule pour parler vulgairement. Genre faire en sorte que Brett Ratner ne traîne pas trop près du studio.

Arrivé là vous allez me dire "Bah finalement le reboot c'est pas si mal". Oui mais le reboot c'est un peu l'arme nucléaire au cinéma, ça peut donner des résultats interessants quand c'est entre de bonnes mains comme Xmen First Class ou Planete de Singes, mais on est en droit de se poser sérieusement des questions quand iul s'agit d'un reboot du Spiderman (qui retourne au lycée) ou d'un nouveau Batman (une fois le prochain Nolan sorti, lui restera au commande en tant que producteur mais c'est annoncé comme un ENIEME REBOOT).

Dans les cartons aussi, un possible reboot des "Quatre Fantastiques", aussi une production Fox qui ont peut être ENFIN compris que les deux opus "réalisés" par Tim Story étaient de grosses croûtes purulentes et qu'il était temps de passer aux choses sérieuses en rebootant mais là c'est pour la bonne cause.

Je n'ai qu'une chose à vous dire mes frères, prions.

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