Trois flics démentèlent un important réseau de méchants trafiquants de drogues au fin fond du Texzas. Mais ils sont suspendus par le sheriff local qui est en fait de mèche (le filou!) avec le chef du cartel. Dépités, les trois amis partent camper dans les bois et tombent sur un trésor caché, remontant à la guerre de Secession. Mais ils ignorent que leur faits et gestes sont connus par les trafiquants lancés à leur poursuite. Chasse, pèche, nature et traditions meets Hollywood Night.

Marie Pervenche Overdrive

Chaque projection à la Cantada est une expérience en soit. Il faut voir et entendre le public réagir de concert et surenchérir avec l’écran. Ici pour cette séance « Guns and Boobs » on commence dans le lourd, le hardcore, le tout juste supportable avec Marie Pervenche, ou « Cagney and Lacey» (série multi-mega-rediffusée du temps de feu la Cinq).

On touche à l’indicible horreur avec les tensions sexuelles sous jacentes de Julie Lescaut. Mais aussi des pepites de dialogues de bandes annonces Vo comme ce «Glorious female killing machine » . On note aussi cet extrait de « Apocalypse Climax », vague parodie porno de « Apocalypse Now » qui illustre très bien les propos de John McTiernan qui déclarait dans une interview que la fusillade au cinéma était une forme de pornographie comme en témoigne la bande annonce de cet "Apocalypse Climax" tout en montage alterné entre coït, éjaculation et fusillade, ce mec avait TOUT compris.

(cette version ne contient pas la BA de Apocalypse Climax citée plus haut)

"La dignité? je crois qu'on est complétement à découvert de dignité" Guillaume X... organisateur de soirées bizarres à la Cantada

Mais la Cantada se sont aussi des animations uniques, bon enfant, toujours bien dans le thème. Une raison de plus de se masser les uns contre les autres dans cette micro-cave. Ce soir, le public se trouve plongé au milieu d'une fusillade à faire passer "Heat" ou le "Soldat Ryan" pour des pétards de nouvel an et ne devra son salut qu'à l'irruption d'une escouade quatre amazones toutes en seins, en jambes et en flingues (enfin elles sont trois, à la redaction on se penche encore sur le sexe du Taulier) .

Le spectacle est autant sur l'écran que dans la salle. Attention les images qui suivent sont susceptibles de choquer du fait de la violence extrême et « de la perte totale de dignité du Taulier » (qui a tient à préciser à la presse que "ses seins sont authentiques".)


(RAPPEL attention le clip contient des images de type super pornographiques et vachement violentes susceptibles de grave choquer un jeune public)

Disclaimer

yuno.jpgLes traducteurs français de titres de films ont un humour bien à eux. Organisés comme une sorte de société secrète avec leurs codes, leur humour est resté impénétrable pour l'homme ordinaire. Leur branche la plus active est au Quebec mais la branche française de temps en temps accouche de titres particulièrement gratinés.

Renommer un film intitulé "Enemy Gold" en « Operation panthère noire » un film qui n'en contient ni de près ou de loin et dont le seul rapport avec des félins serait sans doute la peau léopard qui a servi à la confection des maillots de bains des donzelles tient de la gageure ou du pari de fin de soirée imbibée.

Afin que nos observations soient validées, blackpanther01.jpgnous avons tenu à mettre en place un compteur spécial de panthère noire qui comptabilisera le nombre de panthères et autres félidés qui apparaîtront dans le film. (réalisé sous contrôle d'huissier.)

Il était une fois dans le Texzas

pantheredvd.jpg« Opération Panthère Noire » s’ouvre sur une scène de la guerre de Sécession, avec des dialogues profonds. « La guerre c’est moche », «Ce sont de braves Americains qui meurent là » « Mourir c’est pas facile ». Mais surtout on se demande si l'équipe de PDPPN ne s'est pas gourée dans le film et si on ne nous projette pas le "Special cow boy: du poils et du cuir". Et la sensation perdure d'autant que la scène s'éternise. Ou alors le scénario est parti dans un délire de réincarnation d'un des personnages? A ce stade, tout est possible, l'imagination s'emballe.

Mais la déception est cruelle. il ne s'agit que d'un mauvais flashback sans rapport avec l'histoire qui vient. Au bout d'un quart d'heure de visionnage, plusieurs constatations: le compositeur de la BO s'est suicidé peu de temps avant le tournage, ne laissant pas le choix au producteur que de piocher dans des compils de musiques d'ascenseurs et de rock moisi. Deuxièmement, les doublages sont totalement cons. Le monteur s'éclate à coller des stock shots de vuse de villes avec de loooooooongs passages musicaux entre chaque séquence pour bien expliquer qu'on change de lieux. Les acteurs... quels acteurs? Et le scénario aligne les allusions crypto-porno. Que faisaient donc deux mecs en cuir dans une chambre plongée dans le noir en pleine journée?

Une fois le trio constitué on part casser du trafiquants de drogues (ils sont méchants ils se battent avec des bâtons). Et quelle meilleure tenue pour les affronter qu'un gilet en cuir, un autre en jean et un bon décolleté? Et là on comprend. Quand l'héroïne charme les deux demeurés de trafiquants, étalant tout son talent d'actrice, on COMPREND. Ce n'est pas un film. C'est un long film porno dont on aurait coupé les scènes crues pour ne garder que les scènes d'introductions. Oh ciel. Et frustration.

Je déteste autant les bois que les communistes

Enemy_Gold_06.jpgNe riez pas, c'est un dialogue original du film. A ce stade on se demande COMMENT le scénariste va faire le lien avec son introduction. Facile, le trio qui se fait relever de ses fonctions décident d'aller camper en forêt. Entre temps on vous offre une scène gratuite de malaxage de postérieurs sous la douche. C'est comme ça, c'est cadeau.

Plus tard en allant au petit coin entre deux buissons. l’héroïne tombe sur le journal et la carte au trésor. Là, si le film flirtait déjà avec le n'importe quoi, il va aligner quelques séquences de hautes volés comiques.

La méchante qui braque un bateau de Ranger en faisant diversion avec son bikini . Le flashback improbable (et impossible) du gars qui se fait transpercé par un Indien mais qui trouve le temps de le raconter dans son petit journal (le "Whaaaa" de l'acteur refermant de manière solennel le journal à de quoi dérider n'importe quel catatonique). L’héroïne qui prend sa douche sans se mouiller une seul cheveu (et dont les parois de douche sont à l'épreuve des balles, ils pensent à tout au Texzas). blackpanther01.jpgLa méchante en plein délire "Xéna la Guerrière" fait une danse devant le feu pour séduire son mâle. La poursuite en quad qui n'a rien à envier la poursuite en landspeeder sur Endor dans "Le retour du Jedi". Un petit coup d'oeil à notre compteur. Non toujours pas de panthère noire.

L’arbalète! L'arbalète!

pantherearbalete.jpgAu terme de cette poursuite un des méchants s'empale sur un arbre donnant lieu à une scène qui résume l'ambiance du film. L'empalé à genoux devant les trio, l'un deux en position des plus équivoques grâce au cadrage volontaire. Et précisons aussi que la poursuite amène les héros à l'emplacement exact du trésor, on se demande à quoi pouvait donc servir la carte trouvée la veille.

Et comme dit plus haut, il y a un monde entre voir ce film un soir de déprime et le voir à la Cantada. Question d'ambiance. Il faut voir le public prendre peur quand le trio est capturé par le méchant, ou comme un seul homme il se met à scander "l'arbalète! l'arbalète!" lorsque l'héroïne s'apprête à dézinguer (la maquette de) l'hélico du méchant à coup d'arbalète explosive "arme secrète développée par les techniciens de la CIA", rien que ça. Tout est bien qui fini bien, on jette un dernier regard à notre compteur espérant toujours trouver une petite panthère qui traverse l'écran par blackpanther01.jpgsurprise. Hélas. Scandale. Réclamation. Procès.
Mais le vrai scandale ce n'est pas moins la publicité mensongère du titre que de la quantité de faux seins dans le casting. Pour de plus amples analyses allez lire le dossier de nos confrères de nanarland qui ont décrypté ce bijou.


Enemy Gold par rstvideo



Et dans deux semaines, une spéciale Hulk Hogan. "Santa Muscles" (SuperPapa en VF). On en salive d'avance.