somewhere2.jpgPar moment on repense au naufrage nombrilesque "CQ" de Roman Coppola, grosse blague là aussi. Il suffit de voir le visage des spectateurs en sortie de salle, se demandant si c'était du lard ou du cochon. On a ramement vu un film aussi prétentieux. On répondra "solitude du personnage enfermé dans un personnage, incommunicabilité". On se moque surtout du monde dans ce film. Coppola s'enferme dans ses clichés et nous sert des lieux communs d'une banalité affligeante sous couvert de film d'auteur. Au secours. (Meria)

afficheEn ce qui concerne le cuisinier, Michel Gondry, Il ne faut jamais écouter son fils en tant que conseiller stratégique c'est une mauvaise idée (demander à Alain Delon quand il a signé pour Zorro). Michel signe un film dont il n'a pas écrit le scénario et ca se voit. Où est le Gondry des grandes heures? C'est déboussolant, à peine justifie t'il son cachet par deux-trois scènes reconnaissables, le reste un autre aurait pu s'en charger. Peut-être que son prochain film sera plus personnel, en tout cas espérons le. (Manémos)

un best of de toutes les bandes annonces de l'année 2011

les-chemins-de-la-liberte.jpgWeir fait bien de ne pas se préoccuper de la véracité du récit pour se concentrer sur ses personnages. On suit avec passion cette longue randonnée. Ed Harris, Jim Sturgess et Saoirse Ronan portent vers le haut le casting. Peut être plus de lyrisme, et moins de coupes (sévères par moment, peut être faut il espérer une version longue qui expliquera certaines ellipses). Mais c'est un film qui exulte ce symbole tellement usé qu'est la Liberté (Meria)

the-kings-speech.jpgLe problême du film est qu'il est trop classique pour surprendre. Que la mise en scène, soignée, manque de volume, de transcendance, ne prend pas trop de risques. Que l'ensemble est trop bien huilé, il manque unt touche, une étincelle pour se défaire d'un classiscisme trop pesant. Le film suinte "OSCAR CLIP" à chaque plan, chaque séquence. On aurait aimé plus de prises de risques, un film moins ampoulé, moins replié sur lui même. Par chance, les performances des deux acteurs principaux sauvent la mise et évitent au film de tomber dans une routine ou un ronflement fatal.(Meria)

Tron-Legacy-Poster-Cycle.jpgUn film décevant donc. Décevant car on attendait plus - surtout que Disney table sur quelques suites à venir. On aurait aimé avoir un univers plus fouillé, plus compréhensible et une 3D plus utilisée, plus utile. On se contentera de quelques séquences épiques de combats d'arênes - trop courtes. Dommage. (et d'une excellente BO) (Meria)

Black-Swan-P.jpgCONTRE Antioxygène. c'est le premier mot qui me vient à l'esprit quand je repense au film, à cette séance. Tout dans le film confine à ce malaise. On n'épargne pas le spectateur qui accompagne Nina dans sa chute et ses tourments de psycho. trop peut-être, car à certains moments, le film devient littéralement étouffant. Certes Natalie Portman campe une ballerine fragile et fêlée à merveille. Mais un personnage tellement victime, soumise, chien battue, pleurant durant deux heures de métrage qu'il en devient insupportable. (Meria)
POUR J'aime ce mec, sa façon de filmer de s'approcher des acteurs de les sublimer avec toutes les les techniques possibles sans jamais les effacer, une mise en scène nerveuse à fleur de peau, influencée par Cronenberg, ces changements de corps, ces mutations/mutilations qui vous font vomir et aimer à l'excès. Aronosfky ne s'affirme pas par les interview comme le chef de file visuel d'une génération mais par ses oeuvres, il l'est. (Manémos)

127-Heures-Affiche.jpgBoyle signe un film moyen, à l’histoire forte sans pour autant aller au bout de sa narration ni de sa technique décevant sur ce point. Tout le film repose sur Franco, l’aspect humain sauve ce film qui mérite plus que l’on attende sa sortie en location qu’une sortie en salle. (Manémos)

true-grit-poster.jpgLes Coen adorent mélanger l’absurde et on va dire la vacuité dans leur récit. Intension honorable mais je pisserai sur un rosier ca me ferait pareil.(...)Dire que je n’ai pas aimé ca va s’en dire et je comprends qu’on aime leur cinéma ce n'est pas un navet non plus mais faîtes un peu preuve de franchise à la sortie d’un Coen(Manémos, très en colère ce jour là)

Paul-Movie-Poster.jpgOn se rend compte surtout à quel point Edgar Wright a su apporter à ses "Shaun" et "Hot Fuzz" un quelque chose, c'est à dire une réalisation nerveuse qui faisait presque oublié le côté "parodique" du scénario. Ici, la réalisation se traîne, c'est relativement plat. Ce qui aurait pu etre un protentiel film culte devient une gentillette comédie, rien de plus. (Meria)

2) Tu ne donneras pas de coups de pieds dans la caméra pendant que ton chef opérateur fait son plan

poster-battle-Los-ANgeles.jpg 1) Tu ne feras pas de notices biographiques de tes personnages en générique d'ouverture.2) Tu ne donneras pas de coups de pieds dans la caméra pendant que ton chef opérateur fait son plan 3) Tu nous épargneras le passé de tes personnages 4) Tu créeras des personnages auxquels le spectateur peut s'identifier. 5)Tu éviteras le coup du "Il ne peut plus rien nous arriver d'affreux maintenant" 6)Tu ne feras pas de pathos si tu ne sais pas le faire. 7)Tu n'oublieras pas que c'est un film de fiction et non une pub pour l'Armée de Terre. "Battle LA" c'est la montagne qui accouche d'un souriceau, mort-né.(Meria)

rango.jpg Verbinski a su parfaitement tirer parti de toutes les possibilités que pouvait lui donner ce support. Loin de se laissé dépasser, il imprime sa marque, un style, une vision. Croisement improbable entre onirisme et western, références et citations, "Rango" s'impose comme sans doute un des meilleurs films d'animation récents. (Meria)

la très bonne mauvaise blague de l'année: Zack Snyder.
sucker-punch3.jpg"Sucker Punch" n'est qu'une grosse cinématique dopée à l'adrénaline mais trop maniérée (comme ces 20 minutes d'intro semblables à un clip surtravaillé) et qui échoue dans le sens le plus élémentaire, l'essence même du film, l'évasion. Car cette évasion vient se heurter aux fonds verts des décors virtuels qui sont autant de murs blancs, comme ceux de l'asile de Baby Doll (Meria)

L-Agence-Affiche-France-.jpgOn en sort presque regonflé, en ayant réappris le sens du "libre arbitre". N'est-on jamais libre, semble poser comme question le film. Qu'est ce qui ferait que l'on pourrait bifurquer à tout moment et aller dans une toute autre voie. Car au fond les vrais régisseurs du plans - et leur jolis cahier à carreaux où s'affichent les enchevètrements du Plan - il s'agit de nous. (Meria)

Le très gros bide l'année : Philibert a peine 37 000 entrées.
philibert-affiche-film.jpgL'échec du film est presque compréhensible. Un humour tellement en décalage aujourd'hui, 10 après la mort de l'humour second degrès - le seul ilôt résistant étant Groland - on baigne dans l'humour totalement premier degrés. "Philibert" est emblématique de cet humour décalé qui fonctionnait dans "OSS117". (Meria)

la-pecora-nera.jpgEt il ne faut pas perdre de vue que "La pecora Nera" apparaît comme un triptique, entre un livre et une pièce de théâtre, le tout se rencontrant sur l'écran et créant un mélange peut etre trop redondant. Mais il fallait peut être cela pour aborder un thème peu aisé et toujours tabou. C'est un malaise sur malaise mais c'est aussi le but du réalisateur que remettre en face ce que l'on cache derrière les murs des asiles. (Meria, qui n'a toujours pas tout compris au film)

source code afficheLa mise en scène est juste rythme comme il le faut pour maintenir le spectateur. Exploitant toutes les possibilités du scénario et ne s'attardant point sur des détails vu ou revu, Duncan Jones ne refait pas un Jour sans Fin. Le jeune réalisateur montre ce qu'il faut ce fioriture visuel que réclame le genre s'attachant au nécessaire et non au superflu, on peut même s'avancer que s'il ajoute sa patte, il l'efface au maximum pour laisser place au scénario à l'interprétation. Ce qui en résulte est un film de science fiction certes mais humain et même intime. Je tiens à dire que l'effacement de soi au profit de son travail est selon moi le signe des grands. (Manémos)

Animal-Kingdom_fichefilm_imagesfilm.jpgSi le film puise sa force dans la tension qu'il imprime à chaque minute, si le film marque une construction réfléchie et maîtrisée dans sa qualité factuelle et artistique, il lui manque les couleurs, l'épique de la narration d'un Scorsese pour en faire un digne successeur des "AFFRANCHIS". (Manémos)

film-la-ballade-de-l-impossible---norwegian-wood-147468.gifLa ballade de l'impossible est symptomatique d'une douceur française diluée dans l'eau japonaise. En intégrant une construction toute nippone soit-elle, le réalisateur d'origine vietnamienne n'oublie curieusement pas une sensibilité et une approche terriblement Française. (Manémos)

The-Tree-of-Life-Affiche-France-Cannes-375x500.jpgSi le quotidien nous absorbe, le réalisateur nous rappelle que c'est aussi là le merveilleux et finalement le véritable miracle de cet univers. Malick reprend ce message d'amour fort et insaisissable qui replace l'Homme dans sa légitime place au centre de l'Univers, au centre de ce jardin merveilleux et éphémère. Dommage qu'il ait mal maitrisé son sujetMr Malick, je vous aime quand même. (Manémos)



La-Conquete-Poster.jpgIl manque un réel travail de temporalité sur ce film. Nous savons très précisément comment cette histoire va aboutir ce n'est un secret pour personne, donc l'approche d'une temporalité éclatée n'est pas justifiée, au contraire, on a besoin de connaitre les tenants et les aboutissants dans l'ordre pour vivre davantage l'histoire. (Manémos)

le bon prequel qui te fait oublier les deux précédents films de la franchise
X-men_le_commencement_affiche.jpgX-Men, le Commencement, propose un bon divertissement et relance bien la franchise qui était l'une des plus abîmées du marché. On ressort de ce film avec un réel plaisir d'avoir redécouvert ces personnages auxquels nous étions habitués, comme des amis que l'on aurait laissé injustement de coté. Espérons que la suite tienne la route. (Manémos)

Jennifer Lawrence, je sais que tu nous lis, écris moi à meriadeck@cinephilme.com et nous ferons des choses que la morale réprouve dans 17 pays. (Meria)

UNE_SP-1.jpgAsghar Farhadi nous raconte une histoire pan-Iranienne, universelle parce qu'humaine. Un film qui montre les hommes les femmes leur classe avec leur défaut leur noblesse, leur honneur dans un méandre tel qu'il nous rappelle que la colère, les mensonges, l'égo et les non-dits sont les deux grands poisons de l'âme d'autant quand ils sont animés par l'amour, comme si les épreuves en divisant l'action permettraient de mieux nous comprendre (Manémos)

19746172.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110524_034549.jpgJouissif, spectaculaire, drôle, étonnant Álex de la Iglesia s'autorise tout avec plaisir, joie et sincérité. Il s'invite par la même dans le club très fermé des réalisateurs ayant une vrai imagination propre à la création et à l'envie, faisant de lui l'un des héritiers de Bunuel. Je condamne à la potence à humiliation publique à coup de fouet fesses à l'air, toute personne ne courant pas immédiatement voir ce film apparatchik, cri élogieux au droit à la folie et à la pure création (Manémos).

Les-Tuches-affiche.jpgDe tous ces films ressortent la même impression de comédie non assumée, de ton déplacé. Aujourd'hui encore Olivier fait des films et gaspille de l'argent qui devrait être alloué à d'autres projets. Au vue de ces 4 films, il est possible de conclure qu'il ne fera jamais grand chose de meilleur. Je préconise donc l'arrêt des financements de ces projets insensés et le retour de celui-ci à la télévision. A la rigueur, si vous le voulez; faites le réalisateur de téléfilms pour M6 France télévision. (Manémos)

le_moine_300.jpgLa transcription de la peur du mal est assez bien ressenti, la voir avec les yeux de l'époque est un exercice difficile mais la réalisation ne semble que toucher du bout du doigt cette ancienne réalité. A défaut le thème et le final sont plus qu'intéressants, les histoires des hommes corrompus et déchus de leur voie sacrée et brisés par leur propre faiblesse font de grandes histoires. Dommage que le spectateur se fasse voler d'un grand film. (Manémos)

La très attendue fin qui n'en finissait plus de finir
harry-potter-et-les-reliques-de-la-mort-partie-2-16758-1440328024.jpgEt l'élément central de la série, à savoir le personnage de Rogue, trouve ici l'illustration complête du manque de recul de l'adaptation. On a droit ainsi à un flashback façon mauvais "Usual Suspect" tentant de donner du sens aux agissements du personnage. Sauf que rien ne fonctionne, ni même l'émotion, et pourtant Rickman est de tous les acteurs celui qui s'en sort le mieux niveau interprétation. Quant à l'épilogue, il sombre dans le total ridicule avec des acteurs à peine grimés pour leur donner 19 ans de plus ( Emma Watson ne prend aucune ride et les autres acteurs s'habillent à la CAMIF). (Meria)

Une des très bonne surprise de l'année, massacrée par une sortie et distribution en France honteuse.
Attack-The-Block.jpgVéritable réservoir à potentiels Attack the Block, réserve en lui-même derrière cette attaque de racailles intergalactiques de petites trouvailles ingénieuses et le portrait d'une jeunesse sud-londonienne sans fard ni chi-chi à ceci près que les aliens ressemblent trop à des "Aliens". En Résumé, pour sortir des monceaux d'ennui sans magie avec un nombre de copies qui tient plus du broyage médiatique que du miracle technique, on vous recommande chaudement "Attack the Block". (Manémos)

Super-8.jpg"Super8" reste une bonne surprise dans cet été, car n'étant ni une ééééééééééénnnnnnnnnnnnniiiiiiiiièèèèèèèèèèèmmmmmmmmme adaptation d'un comics BD de superhéros, ou une suite d'un film, ou un reboot, une prequel ou je ne sais quoi d'autre. Et il rappelera des souvenirs aux plus anciens. Il donnera envie de ressortir sa galette de "Rencontres du 3eme Type", des "Goonies", "ET". A voir sur le long terme, comment "Super8" restera dans les mémoires. (Meria)

Encore une fois Merci pour le téléfilm, on se revoit quand vous ferez du cinéma

19752999.jpgConcluons maintenant qu'en matière de cinéma, la forme et le fond sont inéluctablement liés. Il n'y a pas de place pour la demi-mesure ou l'hésitation. Un film se doit de regorger d'idées de mise en scène de pistes et de fausses pistes. Malheureusement dans ce film peu sinon aucune de ces conditions ne semble respecter. Bien dommage. Encore une fois Merci pour le téléfilm, on se revoit quand vous ferez du cinéma. (Manémos)

la-guerre-est-declaree-500x666.jpgPlus qu'une histoire d'amour, l'histoire de ce combat est servi par une construction narrative maline et efficace, sans apitoiement ni temps mort et par un montage inventif et intéressant.Cela dit, les personnages souffrent des dialogues poussifs et aussi organiques qu'un recueil de poésie Vogone qui plombent le talent des acteurs. Lourds, ils tuent en partie les émotions que l'on partage avec les personnages et nous empêche une totale immersion dans leur réalité, foutrement dommage. (Manémos)

Les-Winners3-e1314788357720.jpgLes winners vaut pour la prestation des ces acteurs surtout la présence de Giamatti et l'humanité de la "middle class" américaine mais ne se démarque en aucune façon ni par son originalité, ni par sa mise en scène. Le film de Thomas McCarthy demeure néanmoins un petit moment frais et léger presque printanier par instant mais hésitant toujours entre la blague et les bons sentiments, ce qui fait que vous ressortirez de la salle en vous demandant ce que vous avez vu une demi-heure auparavant...Vous êtes prévenus. (Manémos)

Presume-Coupable-affiche-736x1000.jpgPrésumé Coupable est un film intense et didactique, sobre dans la mise en scène et généreux en émotion qui tient beaucoup aux silences de l'acteur principal qui se donne entier au désespoir et prend au coeur. Il y a dans ce film cette chose rassurante de ce dire que la justice fonctionne mais inquiétante quand celle-ci mise entre les mains du mensonge et de l'ambition s'avère plus que trop efficace. (Manémos)

19794371.jpgUne lumière crépusculaire souligne le film, l'atmosphère de sueur en est relevé dans les salles d'entrainement. La mise en scène reprend les images du free-fighting et ne nous cache pas le spectaculaire des combats sans jamais l'esthétiser: les personnages souffrent, le sang coule. Il ne s'agit pas de faire des ralentis comme dans les jeux vidéos mais de montrer ce qu'endurent réellement les mecs dans les cages. Honnêteté rare. (Manémos)

 L’audace du film est de trouver l’absurde et la tendresse dans une zone de guerre. Une ironie salvatrice pour retrouver le sourire là où il a disparu. Il se construit de la même manière qu’a pu faire Vittorio de Sica avec « le Voleur de Bicyclette » c'est-à-dire trouver un événement et sous prétexte d’une odyssée, laisser planer la caméra de lieux en lieux de visages en visages. Il s’imprègne de comédie comme « La Vie est Belle » de Roberto Benigni mais dans son actualisation, sa caractérisation il tente de témoigner et à défaut de guérir, soulager la douleur quelques instants. (Manémos)

19803697.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110830_010231.jpgIl y a donc un rapport sincère avec celle-ci, car elle se fait véhicule d’une volonté à montrer la noirceur de l’âme humaine. Comme celle-ci se démontre à chaque film, il y a un point de vue sur la nature humaine. Aussi désespéré soit-elle, elle n’en reste pas moins sacrée car construite et réfléchie. Un trait d’esprit est sacré même un blasphème si celui-ci est emprunt d’intelligence. Bien construit, solide et intelligent, « Drive » est nettement supérieur à la palme d’Or « Tree of Life » décernée à titre de complaisance. Il sacre à l’internationale un réalisateur majeur dans sa génération, entrainant dans son sillage deux acteurs puissants et superbes. (donc énervants) (Manémos)

The-Artist3.jpgIl y a 20 ans, Michael Hazanavicius et son compère Dominique Mézerette signaient "La Classe Américaine". Une grosse blague de potache, mais en même temps, un certain hommage à un certain cinéma. Aujourd'hui, avec "The Artist", il signe un film unique dans son genre, un pari réussi, relevé haut la main. Je pourrai à loisir continuer ce paragraphe et cette page en alignant des phrases creuses, bourrées d'adjectifs qualificatifs grandiloquents, dégoulinant d'éloges, le tout donnant l'impression que c'est l'attaché de presse qui me dicte sa prose. Ce film est avant tout une expérience, un retour au source du cinéma. Je n'aurai pas meilleure conclusion que de dire "Allez-y". (Meria)

Real-Steel-Noisy-Boy.jpgEt surtout ce qui manque à « Real Steel » c’est une réalisation plus pêchue, une relation gamin-robot plus travaillée, et un peu moins de cette morale Disney qui plombe un peu le final du film.« Real Steel » reste un honnête divertissement, correct, en deçà de ce qu’il aurait pu être. Malgré tous ses défauts, je ne serai pas surpris que d’ici quelques années, disons une bonne dizaine voir un peu plus, on en parle comme un de ces films « old school » des années 2010, avec un petit parfum de nostalgie. (Meria)

Alexandre Dumas disait "On a le droit de violer l'Histoire à condition de lui faire un enfant". PWS Anderson la viole, la découpe, la hache et lui urine dessus

Le film le plus con de l'année
les_trois_mousquetaires.jpgA mi-chemin entre le film honnêtement spectaculaire et spectaculairement con, il ouvre une nouvelle voie, une nouvelle ère dans le cinéma. Car malgré tout ses défauts, il tente de décaper un roman historique en apportant des éléments steampunks. Mais la lourdeur de la réalisation tue dans l'œuf toute créativité. Un film ovni, profondément débile mais aussi jubilatoire dans sa débilité.Alexandre Dumas disait "On a le droit de violer l'Histoire à condition de lui faire un enfant". PWS Anderson la viole, la découpe, la hache et lui urine dessus. (Meria)

tintin.jpgDans l'ensemble une oeuvre respectée, Hergé n'est pas trahi. Son Tintin existe de manière superbe sous les traits de Jamie Bell. Mais le spectateur retiendra surtout l'incroyable performance de Andy Serkis en Capitaine Haddock, qui se révèle un bon voleur de scène. Il donne une vraie épaisseur à ce personnage bourru et qui se bat avec son alcoolisme. Il mérite à lui seul d'aller voir le film. Mais "Tintin" est plus à considérer comme le "Avatar" de Spielberg, une expérience ciné plus que son meilleur film, une récréation à ranger à côté d'un "Arrete moi si tu peux". Un verre à moitié plein, mais ce verre a quand même une sacrée gueule. (Meria)

2878-intouchables-cinema-reunion-974.jpgL'histoire de ces deux handicapés, l'un social, l'autre physique vibre intensément. Les deux acteurs se renvoient la balle sans pitié riant de tout et surtout d'eux-mêmes. Les deux acteurs portent à l'écran une réelle complicité qui les magnifie, faisant d'eux l'un des duos comiques les plus marquants porté ces dernières années sur grand écran. (Manémos)

19777804.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110713_043110.jpg Ne boudons pas notre plaisir, si le film a ses qualités il ne ment pas quant à son contenu, voyez la bande annonce : creuse. Comme c’est un premier film je me montre magnanime, les erreurs de mise en scène étant évidente mais pourtant« Forces Spéciales » tire son épingle du jeu par sa valeur documentaire et son hommage à ses hommes de l’ombre que sont les militaires sur le terrain. Rien que pour ca respect. (Manémos)

la très bonne idée très bien gâchée
intimeaff.jpgEn fait, au final on en reste à une sensation de gâchi, d'un film qui avait un vrai potentiel. On se retrouve avec un "Tout ça pour ça". Le film n'est ni mauvais, ni raté. "Time Out" est un film qui laisse entre deux fauteuil, la faute à un manque d'ambition, à un scénario qui tourne en rond. La déception est aussi grande que l'attente et le souci du détail dans le background de l'histoire.. Néanmoins, "Time Out" marque une fois de plus un nouveau volet dans l'exploration de thèmes chers à Andrew Niccol, et Time Out gagnera à être revisionné dans les années à venir, à voir comment le système monétaire et financier est entrain de se ramasser. D'ici là Rolex et Tag Heuer auront déjà racheté banques et fonds de pension... (Meria)

les-immortels1.jpgTarsem Singh est un copieur. Il prend à droite et à gauche, dessine deux trois décors réussis, mais s'il est doué pour ça et les ambiances, il est incapable de diriger des acteurs ni construire une histoire. Ce n'est pas un réalisateur, c'est un chef déco. (Manémos, vachement en colère)

Ectac.Or-Noir-Film-de-Jean-Jacques-Annaud.03.jpgIl y a dans ce traitement une nostalgie, une volonté de montrer que le passé n'est pas qu'une matière dont la modernité voudrait faire table rase mais au contraire recadré au profit des hommes. C'est donc un joli conte de fée. On ressent de ces hommes cette grandeur, encadrée par leur pudeur et leur principe, que l'on aurait oublié.Si Annaud ne signe pas son plus grand film (l'ours, la guerre du feu), il n'en reste pas moins l'un des plus notable par son intelligence et sa maîtrise et en tout cas son meilleur film depuis 7 ans au Tibet. (Manémos)

afficheCe qui fait aussi la beauté de ce cinéma est la mise en scène virtuose de Steve McQueen (II). Dès la première image, il montre (ci dessus) comment il dessine son cadre, désaxé mais rempli et joue avec la lumière et les ambiances, merci aussi à Sean Bobbitt. Ici la ville est impersonnelle. Si l'on reconnait New-York il y a peu de moment ou de points géographiques qui permettent de nous situer. La ville est un tout dans lequel le personnage se perd et nous avec. Même l'appartement pourtant petit nous semble immense par les choix de cadre et le format de l'image. On sent d'ailleurs une influence de Godard dans " le mépris" par l'amour de la technique mais aussi les choix aventureux de l'image. (Manémos)

mash up film 2011

lady.jpg Un film monstrueusement lent, plat et sans âme, qui ne raconte rien si ce n'est qu'un mélodrame sans intéret et pousse aux larmes à tel point qu'on frise l'indécence. Et un film symbole d'un réalisateur qui semble à jamais perdu. On a presque envie de dire que la meilleure chose qui puisse arriver au cinéma Français serait que Luc Besson tienne enfin sa promesse de ne réaliser que 10 films (on s'arrangera pour brûler les négatifs des films en trop). (Meria)

protocole.jpgIci, on reste dans le trop traditionnel vol de code, d'ogive piratée, de la course contre la montre pour la désactiver et pas une seconde on imagine l'équipe d'IMF échouer. Un faux suspense qui finit vraiment par user. Un jour le cinéma US sortira de cette impasse et aura du cran. Pour l'instant on n'aura droit qu'un énième film d'action taillé sur mesure pour Tom Cruise, sans âme, au scénario très mal écrit. Un divertissement tout juste potable. (Meria)