Synopsis:
A la fin du 13ème siècle, le roi Edward 1er d'Angleterre s'empare du trône d'Écosse, réduisant à la misère le peuple de ce fier et petit royaume. Les violences et les abus de pouvoir se multiplient à l'encontre de la paysannerie, favorisées par les compromissions, les divisions et la lâcheté de la noblesse locale. Après que sa famille ait été exterminée et sa femme Murron assassinée par des soldats anglais, William Wallace donne le signal de la révolte. Prenant la tête d'une modeste mais vaillante armée de gueux, il harcèle l'occupant et conquiert plusieurs places fortes...

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Que Braveheart soit un chef d'oeuvre n'étonnera personne: 5 oscars, 200 000 000 $ au box office mondial, presque autant d'emmerdes avec la PETA. Voilà pour l'aspect technique.
Mais le succès de Braveheart ne s'appuie pas que sa mise en scène en dent de scie parfois calamiteuse parfois divine que par et surtout un propos construit et une poésie remarquable, basée à la fois sur des paysages grandioses et des personnages formidables.

Nous verrons donc point par point les détails de production la mise en scène et la construction des personnages pour nous atteler ensuite aux quelques défauts du film.

Détails de Productions et mise en scène:

Tourné en Écosse (6 semaines) et en Irlande, Braveheart a pourtant eu du mal a trouvé des financements. Un budget de 72 000 000 $ étant difficile à trouver même pour un Mel Gibson pourtant au faîte de sa gloire. Il eut aussi toutes les peines du monde à convaincre Terry Gilliam à s'attacher au projet. C'est face à son refus (peut-être parce qu'il avait d'autres choses à faire ou peu têtre que ce n'était pas Sa conception du moyen age cqfd sacré Graal) qu'il décida de se mettre lui-même en scène, ce qui pour ce film lui réussit.

On peut aussi dire pour ajouter du détail et des lignes que Le château de King John's où de nombreuses scènes ont été tournées, a déjà été utilisé pour des scènes de Au-delà de la gloire de Samuel Fuller. Enfin si certain on déjà vu ce film, ça leur fera plaisir.

  • Les scènes de batailles:

epieux_droit.jpgBraveheart est réputé pour ses scènes de batailles d'anthologie. Il faut se rendre compte que Mel Gibson les voyait bien plus violentes que celles présentées pourtant déjà spectaculaires. Mais les lois marketing et la menaces d'une censure interdisant le film au moins de 16 ans l'ont fait revenir sur son jugement.
Les principales scènes de bataille ont été tournées en Irlande, avec la participation de membres de la réserve de l'armée irlandaise, auxquels il a été accordé exceptionnellement le droit de se faire pousser la barbe. Pour minorer les coûts, Mel Gibson utilise les mêmes figurants pour jouer les soldats des deux camps. On pouvait compter jusqu'à 1 600 figurants pour certaines scènes et quelque unes d'entre elles ont été retournées parce que certains figurants avaient oublié de retirer leur montres. Ce qui fait que je n'admets pas les erreurs de faux raccords si criards dans ce film.

  • Les faux raccords:

Pour ces faux raccords d'ailleurs, je vous renvoie à ce lien sur allociné qui vous expliquera mieux que moi (et pas la peine d'aller sur merci qui... sinon je n'aurai pas écrit un article ma science et mon savoir encyclopédique.)

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  • Les personnages:

WALLACE:
braveheart-LIBERTE.jpgLE Personnage du film. LE héros, Le biceps sans peur et sans reproche, une âme pure et beau en plus parce que si l'on compare avec le portrait original y'a un peu plus de poils, vous m'excuserez.
Ecrit, réalisé, interprété, conté par Mel Gibson, il est difficle de ne pas voir en son interprétation quelque chose de lui même.
Je dis FAUX! Le personnage qui lui ressemble le plus est Stephen l'Irlandais, interprété par David O'Hara qu'on ne reconnaît pas dans Wanted de Timur Bekmambetov ou la série Tudors.
Pourquoi? parce que nous savons maintenant 20 ans après la sortie du film Mel Gibson a un petit brin de folie. Déjà Gibson n'est pas d'origine Ecossaise mais Irlandaise et Stephen l'Irlandais est interprété par un Ecossais d'origine. Coïncidence? Stephen l'Irlandais dialogue directement avec Dieu. Quel film Gibson a-t'il réalisé après Apocalyptico? Coïncidence? Je ne crois pas.
Il est évident par contre que Gibson a une affection particulière pour ce personnage d'Irlandais et son talent prophétique doit lui être familier.
Quant à l'interprétation de Gibson qui va de pair avec sa réalisation, on a du mal à savoir où commence l'autoportrait et où commence l'hommage au héros. Ainsi, Gibson se confond avec son héros, se présente sous son meilleur jour, c'est un gars honnête qui voulait vivre paisiblement mais la force de l'histoire l'a conduit au sommet de sa nation en lui évitant les pièges de la corruption. Mais pourtant Gibson n'échappe pas à ses démons, il lui donne ses mimiques, lui fait tirer la langue lors d'un jeu de lancer de pierre et lui insuffle toute sa folie dans les yeux la justifiant par l'ivresse du sang à l'issue des batailles. On reste quasi médusé quand on voit Wallace parcourir la montagne et la lande Ecossaise finir un pano droite gauche sur uniquement la face de Gibson.
Il faut bien avouer que lorsqu'on réalise un film et qu'on y interprète le premier rôle on est tenté par le péché d'orgueil. Là où le péché titille la voûte céleste est la scène de la torture.

La scène de torture;
william-wallace-jesus.jpgUne version longue a été réalisée avec une scène principalement allongée de la torture de William Wallace, censée représenter la sentence médiévale hanged, drawn and quartered et montrer toutes les tortures que cet homme avait endurées, mais elle fut coupée car jugée « choquante ».
Et pour être franc, plus j'aurai vomi.
Ce qui par contre est intéressant dans ce film est la caution christique qu'il apporte à son personnage et un peu donc à lui-même.
On peut le voir refuser une drogue pour le soulager de ces souffrances, il n'insulte personne en retour, il encaisse des douleurs effrayantes non pour lui même mais pour un idéal, pour les autres. Comble de l'image, une fois fixé à la table de sa mort, c'est en croix qu'il sera décapité. Car non, comme à l'habitude de l'époque Wallace/Gibson n'est pas mis à genoux, personne ne le mettra à genoux mais par contre, on le met en croix. Voilà qui est digne.
Comme chacun sait, Gibson fait parti d'une tendance très conservatrice au sein de l'église catholique romaine. A cette époque par contre cela se savait moins. Du coup à la première vision ce détail à pu échapper. Mais il est présent et vous reste à l'âme, il accorde une bénédiction totale et une dimension spirituelle au combat du personnage. Ajouté à cela, un montage intelligent où la hache prend tout son temps pour réunir les amoureux dans la mort et une musique superbe et lancinante: le résultat est l'une des meilleures scènes de torture jamais réalisée. Grandiose.

ISABELLE DE FRANCE:
braveheart-sophie_marceau.jpg Si Sophie Marceau a été qualifiée par Jean Marie Le Pen d'« actrice peu connue (...) qui cultive le navet avec assez de réussite » reconnaissons lui qu'elle s'en tire admirablement dans ce film. Déjà habituée de film de cape et d'épée: Chouans !, La Fille de d'Artagnan ou Marquise, elle signe une prestation correcte qui lui ouvrira les portes hollywoodiennes pour un laps de temps donné.
Vous ne trouverez donc pas une critique de l'ancienne "L'actrice préférée des Français" sur cet article. Par contre, le scénario a construit un personnage fictif autour de d'Isabelle de France. Outre le fait que Wallace et Isabelle ne se sont jamais rencontrés, mais ça nous y reviendrons après. Au vue de sa biographie, la petite était peut-être mignonne mais s'est révélée comme étant une belle petite salope. Elle a écartée du pouvoir son faible mais royal mari, installant à la place son fils chéri avec l'aide d'un général/amant du nom de Roger Mortimer. Réputée pour son caractère violent elle était surnommée "la Louve" qui finira dans une tanière du coté du Norfolk exilée par son petiot adoré. La fourberie doit être de famille.
Bref dans la réalité, on est loin de l'image de pimprenelle délicieuse mis au ban par son homosexuel et incompétent mari et que l'on aurait envie de voir sauvée.

EDOUARD LE PAPA:
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Qu'Edouard soit montré comme un païen au début du film relève plus de la propagande que du fait historique. Qu'il ait participé à quelques croisades semble plus vérifiable. Qu'il soit aussi fourbe et aussi méprisable vient sûrement du fait qu'il soit anglais (vieille revanche je suis désolé j'adore les détester mais je les aime quand même). Ce qui est sur c'est qu'Edouard longue jambes ait été un guerrier, il a souvent mené bataille est souvent avec succès. A la mort de Wallace, il réunit temporairement la couronne Ecossaise à la couronne britannique, ce que son fils perdra.
Mais voilà, un bon film vaut la peine, s'il y a un bon méchant et Edouard premier fait parti de ma liste des plus grand méchant du cinéma. Interprété par Patrick McGoohan qui est connu pour avoir tournée dans "le prisonnier", Edouard 1er le sec est un personnage décidé, intelligent, sans remords et à la répartie acide.

EDOUARD COUILLE MOLLE:
edward-ii.jpg Le personnage de Édouard II incarné par un Peter Hanly (trou noir inconnu de la guilde de l'actorat que même les services du trésor de sa majesté l'ont oublié) est surement le personnage le plus caricatural, voir même le plus gênant. S'il eut une réputation d'homosexuel avec des mignons dont les plus célèbres sont Pierre (Piers) Gaveston, un chevalier d’origine gasconne qui est fait comte de Cornouailles, puis un jeune seigneur anglais qui subira la même fin que Wallace, Hugues le Despenser, provoquant de constants troubles politiques et, probablement, à terme, sa déposition. Il n'en reste pas moins qu'il eût quatre enfant avec Isabelle la louve de France, nous pouvons donc concéder à cet homme qu'il eût un certain sens... du devoir. Ce qui est par contre à constater est que son bilan notamment militaire ne soit pas à la hauteur de son père, ni même de son fils. De là, à lier plus au moins volontairement dans ce film ses penchants sexuels à sa faiblesse politique me semble irrespectueux et foncièrement faux.

LES PETITS COPAINS COPINES DE TONTON WALLACE:
L'irlandais, on en a déjà parlé. Il nous reste deux personnages hauts en couleur; le père et le fils Campbell. le premier étant interprété par James Cosmo et le second par le maintenant fameux Brendan Gleeson.
Leur rôle est le plus simple, présenter à eux deux ce qu'est l'Écosse.
Fiers et braves guerriers, il insuffle l'idée que l'Écosse s'est non seulement construite sur magnifiques paysages mais aussi sur des valeurs familiales fortes qui font des hommes robustes et chaleureux.On a envie que ca soit nos potes de manger du haggis avec eux et pourtant je vous jure c'est dégueulasse mais surtout on aurait pas envie de se retrouver face à eux sur un champ de bataille. Le père se prend un flèche à l'épaule, pas grave, une pointe de fer chauffé à blanc et un peu de whisky et ça cautérisera. Mais ce qui est fort c'est de se dire que l'un comme l'autre s'aiment et sont les meilleurs amis du monde, on sent leur fierté leur complicité, ils sont le gage humain du film, incarnant à eux deux la force vitale de l'Écosse menacée par l'impérialisme Anglais.
ll ne faut pas oublier l'amour perdu de Wallace, Murron MacClannough interprétée par Catherine McCormack, sa raison de vivre et de mourir. Pour le coup, cela semble être une histoire vraie mais en tout cas joue beaucoup sur la légende romantique du personnage et Robert le Bruce, le traître repenti, parce que sans traître et ni rédemption, il n'y a point de bon film possible.

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Il ne s'agit pas de faire sa mauvaise langue pour faire genre j'ai vu ça, on m'a dit que... Non j'ai adoré ce film bien sur mais surtout je l'ai tellement aimé que j'ai voulu en savoir plus et comme je n'aime pas tomber dans l'idolâtrie, ça me permet de conserver une distance.

Les points faibles:
Un fait notable du film est sa liberté par rapport à l'Histoire. très critiqué là dessus revenons sur ces quelques points: Pour reprendre la maxime usitée précédemment par Mériadeck (notre bon, grand, fantastique, génialissisme rédacteur en chef surtout quand il lève sa patte) arrière du néanmoins tout aussi grand Alexandre Dumas:

"Tant qu'à tromper l'Histoire, il faut lui faire de beaux enfants"

Mel Gibson reprend à son compte la méthodologie de Dumas en travestissant l'histoire pour son message:

  • Premier point:

Le film nous dit que toute sa famille avait été exterminée par les occupants anglais lorsqu'il était enfant, ce que la vraie chronologie dément car la conquête de l'Écosse par Édouard Ier ne commence qu'en 1296 (bataille de Dunbar). A cette époque, Wallace avait déjà la trentaine.

  • Deuxième point:

braveheart-facon_thor.jpgLa bataille de Stirling, le 11 septembre (déjà) 1297 s'est déroulé sur un pont et non en morne plaine. Cette "erreur" serait du notamment à des problèmes budgétaires ainsi qu'un manque de sites de tournages adéquats. Ce qui est exact par contre, mais pour une autre bataille est la tactique de ce que j'appellerai l'"épieu oblique" mais officiellement appelés Schiltrons. Tactique prétendument mise au point dans le film par Wallace pour contrer la charge de la cavalerie Anglaise lors de la bataille de Falkirk. Ce que je ne comprends pas c'est que cette tactique n'est, en soit, pas nouvelle; les Macédoniens ont usé d'une arme similaire: leur Sarisses, contre les éléphant de l'Inde. Si l'on ne reconnait pas que Wallace aussi latiniste soit-il se soit inspiré des anciens écrits portant sur les tactiques d'Alexandre, on reconnnait plus volontier l'influence des piquiers gallois. Un épisode aussi connu aurait du être entendu de la part des anglais. En tout cas comble de malchance, cette arme et son dispositif ne l'était pas non plus des Français car de toute évidence cette bataille qui montre non pas la puissance de cette arme démontre au contraire l'incapacité de la cavalerie lourde face aux hommes à pieds et à l'archerie et donc influencera grandement les tactiques Anglaises lors de la guerre de Cent ans... On doit être plus cons que la moyenne.
En tout même si cette tactique n'est pas montrée lors de la scène finale de la bataille de Bannockburn, elle est historiquement sa victoire la plus éclatante et donc indirectement une source de tracas pour notre nation.

  • Troisième point:

Isabelle de France n'a jamais rencontré William Wallace. En 1305, année de la mort de Wallace, elle n'était pas encore mariée à Édouard II d'Angleterre (les noces n'ont lieu que 3 ans plus tard) et n'était âgée que de 13 ans.

  • Quatrième point:

Aucun Écossais ne portait de kilt à cette époque, en effet c'est un vêtement plus tardif. Il s'agit du vêtement traditionnel des Highlands écossais depuis le XVIe siècle. Depuis le XIXe siècle, il est plus largement associé à la culture de l'Écosse et à l'héritage écossais ou celtique à travers le monde.

  • Cinquième point:

Pour ma part, j'ajoute que le droit de Cuissage relève de la pure fantaisie. Il n'en existe en tout cas dans le droit français aucune trace sinon à contrario d'abus d'autorité condamnés pénalement afin d'obtenir des relations sexuelles. Une telle pratique à une époque où la nuit de noce était le moment de la perte de la virginité et où on pendait le linge souillé à la fenêtre pour prouver la consommation, il est difficile d'imaginer qu'un noble quelque soit son origine puisse même glisser une jambe dans un lit sans avoir tout une population l'église et pire son suzerain au cul.

Pourquoi toutes ces Erreurs?
Et surtout pourquoi les avoir relevées.
Parce que je n'étais pas loin de me prosterner devant un poster de Gibson comme le faisait Cartman... plus sérieusement:
Le scénario de Braveheart se base principalement sur The Actes and Deidis of the Illustre and Vallyeant Campioun Schir William Wallace, un poème épique de Blind Harry, auteur du XVe siècle. le scénariste Randall Wallace s'est défendu ainsi : "Est-ce que Blind Harry a raison ? Je ne sais pas. Je sais que cela parlait à mon cœur et c'est ce qui m'importait."
A la bonne heure.
Pourtant, j'en prends mon parti pour dire que l'histoire se suffit à elle même et qu'elle est bien supérieure à la réalité. S'il s'agit de retransmettre une légende annonçons le clairement mais nous devons au générations futures et au public les vérités historiques. Parce qu'on peut applaudir à la mort de personnes (comme cela s'est produit pendant les projections en Ecosse), parce qu'on peut prendre pour argent comptant faits qui n'en sont pas.
Bien entendu le cinéma est une affaire de divertissement. On peut changer la couleur de détails pour dresser un nouveau tableau, une nouvelle lumière sur une époque donnée. Quand il s'agit de personnages fictifs comme les chevaliers de la tables rondes par exemple, les élucubrations, les travestissements sont à encourager. Mais quand il s'agit de personnages réels, une implication politique devient incontournable, il s'agit donc de responsabilité vis à vis d'autrui, aussi magnifique le résultat soit-il.
Et je remercie encore les Monty Pythons pour leur judicieuse et pertinente contribution et le refus honnête de Gilliam à ce sujet.

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Conclusion en Kilt et en sabot:
Braveheart c'est donc 10 nominations lors de la 68eme éditions des Oscars et 5 récompenses dont: Affiche du film

  • Oscar du meilleur film
  • Oscar du meilleur réalisateur
  • Oscar de la meilleure photographie
  • Oscar du meilleur montage sonore
  • Oscar du meilleur maquillage

Si je regrette que James Horner n'a pas eu la distinction qu'il méritait pour ce film à savoir la meilleur bande originale, il faut admettre qu'à la vue de la liste des nominés pour le meilleur film, effectivement Braveheart méritait sa place et ce malgré ses défauts évoqués.

Cela dit, de tous les films sur l'Écosse Braveheart est celui qui fait ressortir le mieux toute la poésie du lieu. En 1995,sur l'Écosse je ne connaissais qu'Highlander de Russell Mulcahy ou Rob Roy de Michael Caton-Jones et honnêtement je en crache pas sur le premier. Ce film est celui qui m'a fait tomber amoureux d'une terre magique, d'un lieu de légende où splendeurs et magnificence se conjuguent en un mariage parfait. J'aime l'Écosse ma deuxième Nation c'est plus fort que moi et Braveheart a un rôle important dans cet amour.

Par une musique superbe et un jeu de ralenti bien amené, des personnages sympathiques dans un lieu magnifique "Braveheart" est une exception notable dans une carrière de réalisateur raté.

Mel-Gibson-20_ans_apres_1.jpgLa violence montrée dans ce film est donc un élément essentiel du récit, pour ainsi dire le plus important, Mel Gibson y attache une minutie virevoltant avec le fanatisme au détriment de certaines scènes moins spectaculaires. Je fais feu de petit bois tant pourtant ce film est superbe mais les suivants Apocalypto et La Passion suivront ce chemin sans pour autant toucher la pleine beauté que celle de Braveheart. Parce que les scénarios seront trop prévisibles, parce que les films ne prendront plus la peine de justifier leur violence aussi bien que l'a pu faire Braveheart.
A contrario, un film comme le cheval de guerre cache sa violence sans jamais l'ignorer, ce qui est une preuve d'une plus grande maturité narrative au sujet de la guerre. Mais voilà, le but de Gibson était de personnifier une légende, un concept celui de la liberté pure et belle incorruptible et immuable à travers ses yeux et le regard de William Wallace.

But réussit en soit si ce n'est qu'un film médiéval sans les monty Pythons est presque aussi absurde qu'un ornithorynque sans son tricot de laine.

LA BANDE ANNONCE MONTJOIE!!!!

Sur ce: Namasté les enfants.
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