Le Stephen King du pauvre débarque dans une pas très grande ville pour vendre son dernier pas très bon livre. A peine arrivé que le Sheriff lui propose d'enquêter (et d'écrire) sur le meurtre étrange d'une jeune fille retrouvée un pieu dans la poitrine. Tueur en série? Accident domestique? Tout s'accélère quand en plus les rêves de l'écrivain et Edgar Allan Poe s'en mêlent.

*insérer ici blague sur des barres chocolatées*

Twixt_poster.jpgAutant le dire tout de suite, ce "Twixt" est un très bon Coppola. Un film surprise, dans l'ambiance peut faire penser à un Tim Burton tombé du côté du polar. Coppola fait un choix à hauts risques en choisissant de filmer entièrement le film en plans fixes ( sauf à de rares occasions justifiées) et aussi dans une sorte de "presque" 3D, un message à la limite du kitsch annonçant aux spectateurs à quel moment chausser ses lunettes 3D.

On est sous le charme de cette ambiance dans laquelle le film plonge très vite. Pour donner un rythme et palier aux mouvements de caméras, Coppola choisi un montage très rapide, des plans courts, à aucun moment on ne ressentira une lassitude ou un rejet (habitués des caméras épaules tremblotantes et parkinsonneries, passer votre chemin ou demandez à ce qu'on vous secoue dans votre fauteuil pendant la projection.

Inception meets Tim Burton

twixt_movie_.jpgAvec "Twixt", Coppola fait sans cesse la métaphore du cinéma et une relecture de sa propre histoire, de ses traumatismes, sans pour autant alourdir le récit. On est saisis par les idées visuelles qui fourmillent à chaque plan. On est tout aussi surpris de retrouver un Val Kilmer en acteur, presque méconnaissable. Elle Fanning illumine le film de sa présence fantomatique et signe après "Super8" un rôle à la hauteur de son talent.

Les passages 3D même s'ils n'apportent rien de plus au film, sont assez amusant et bien intégrés. On aime cette photographie, cette image, cette nuit américaine dans laquelle baignent les personnages. "Twitx" c'est une ambiance, très Burtonnienne, , un certain kitsch assumé, et parfois un sens comique très bien construit.

Twixt1.jpgLe seul regret sera un dernier tiers un peu laborieux, avec une histoire qui a du mal à se conclure, comme si Coppola ressassait sans cesse la même histoire au détriment de son film. Mais on oublie cela devant la qualité des images, la recherche esthétique qui donne au film ce côté (je me répète) très burtonnien mais débarrassé du côté lourd de la culture pop Burtonnienne.

On sort de "Twixt" en ayant eu la sensation d'avoir pris une bonne leçon de cinéma de la part d'un des derniers grands auteurs d'Hollywood et on ne souhaite qu'une chose, c'est qu'il y en ait d'autres.


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