hansel-and-gretel-poster.jpgD'abord il a fallu se coltiner le visionnage d'Hansel et Gretel. Les premiers mots qui venaient à l'esprit étaient « gêne » et « malaise ». Gêne et malaise car les deux acteurs principaux sont loin d'être antipathiques – à part le manque total d'expressions faciales de Jeremy Renner. Non, ce qui pose problème c'est que ces acteurs semblaient être complices d'une sorte d'humiliation collective montée par un studio à l'encontre de certains acteurs. Un peu comme si, chaque année, on décidait de pondérer la carrière d'acteurs en vogue en leur disant «Désolé, mais ta cote montre trop haut, va jouer dans cette merde histoire que tu demandes pas trop trop cher pour ton prochain film ».

Ensuite ce qui met en colère, c'est que le film n'est même pas à la hauteur d'un salmigondis à la Paul SW Anderson. Il n'en est même pas digne. Anderson donne ("donne", un bien grand mot, il est plus probable qu'il n'en a pas conscience en fait) un peu d'ampleur pompeuse à son côté épique, une pompe si ridicule qu'elle en fait chuter le film. Ici, rien de tout ça. On se retrouve devant une histoire débile, tournée par un incompétent qui ne sait pas diriger ses acteurs et ces mêmes acteurs qui espèrent de toutes leurs forces que leurs familles ne seront jamais au courant ou ne regarderont jamais ce film. Un nanar qui dans 10 ans se retrouvera projeté sans nul doute sous les ors de la cave de la Cantada.

Et voilà que ce truc se retrouve donc avec une suite. Et puis comme un malheur n'arrive jamais seul, on apprend à l'instant la 754525eme adaptation du Comte de Monté Cristo, annoncée par les tacherons de Constantin Films, qui veulent porter vers le film avec une sorte de sous « Sherlock Holmes ». Rappelons que c'est le même studio qui nous a infligé « Les Trois Mousquetaires » et les Resident Evil. Vous êtes prévenus.